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Imbroglio autour de l'"accord national" PS-Europe Ecologie
15/03 | 21h43 GMT

©AFP / Miguel Medina
PS et Europe Ecologie ont négocié toute la journée lundi dans un hôtel parisien un "accord national" en vue du second tour régional, accord entouré d'une certaine confusion puisque annoncé d'abord, et démenti dans la foulée.

©AFP / Miguel Medina
Le député PS Claude Bartolone (C), le 15 mars 2010 dans un hôtel parisien, lors des négociations nationales PS et Europe Ecologie pour les régionales
PARIS (AFP) - PS et Europe Ecologie ont négocié toute la journée lundi dans un hôtel parisien un "accord national" en vue du second tour régional, accord entouré d'une certaine confusion puisque annoncé d'abord, et démenti dans la foulée.
En régions cependant, des discussions parallèles aboutissaient à de nombreuses fusions de listes. Le but : éviter des triangulaires qui pourraient cependant se produire en Bretagne, Limousin et Nord-Pas-de-Calais.
Au lendemain d'un scrutin flatteur principalement pour le PS, mais aussi pour les écologistes et le Front de gauche (PCF + Parti de Gauche), des délégués de ces formations se sont retrouvés aux Halles pour explorer les voies et moyens d'un rassemblement avant le couperet de mardi 18H00, date-limite pour le dépôt des listes.
Après plusieurs heures de négociation, le socialiste Claude Bartolone et Pascal Durand d'Europe Ecologie annonçaient triomphalement, peu avant 20h00, la conclusion d'un "accord national".

©AFP / Miguel Medina
Jean-Vincent Placé, le N°2 des Verts, le 15 mars dans un hôtel parisien, lors de la tenue des négociations PS et Europe Ecologie pour les régionales
"Nous allons continuer les discussions avec les autres partis de gauche", mais "avec les Verts, les discussions sont terminées", assurait M. Bartolone, bras droit de Martine Aubry, première secrétaire du PS.
Pascal Durand, délégué national EE, clamait pour sa part: "le rassemblement est en place sur l'ensemble du territoire national".
Il relevait une exception, en Bretagne, où les responsables locaux ont annoncé une triangulaire faute d'accord avec le PS.
"La droite nous attendait divisés, les Français nous espéraient rassemblés. C'est aux Français que nous avons donné raison", s'est aussitôt félicité Christophe Borgel, secrétaire national PS chargé des élections.
Mais à peine l'annonce rendue publique, Jean-Vincent Placé, numéro deux des Verts, assurant parler en accord avec la secrétaire nationale Cécile Duflot douchait l'enthousiasme: "A l'heure à laquelle on parle, il n'y a pas d'accord national".
"Il y a une volonté commune d'un accord ensemble dans toutes les régions" avec le principe de la proportionnelle acté et des avancées sur la gouvernance, tempérait-il. Mais "comment peut-on parler d'accord national alors que des régions, comme l'Ile-de-France, discutent encore".
La presse se retournait alors vers Jean-Marc Brûlé, autre négociateur écologiste, secrétaire national adjoint des Verts, qui maintenait l'existence de l'accord. Il qualifiait l'imbroglio de "petit incident compréhensible après de longues heures de fatigue".
Face à une droite prompte à accuser la gauche de désunion, le PS était soucieux d'afficher un accord rapide avec ses partenaires.
©AFPTV
PS, Europe Ecologie et Front de Gauche poursuivaient lundi leurs négociations pour fusionner leurs listes régionales avant le délai légal de mardi 18h00. Durée: 1min29
Selon un Vert, le PS national ne voulait pas "être à la traîne" des présidents et présidentes de région sortants, qui annonçaient à qui mieux mieux des accords locaux: Alsace, Lorraine, PACA, Poitou-Charentes, Midi-Pyrénées....
Selon les socialistes, les écologistes devraient passer de 168 à 270 conseillers régionaux.
Quant au Front de gauche, "on a une grosse demi-douzaine de régions sur lesquelles la situation n'est pas encore réglée" avec le PS, a affirmé Eric Coquerel (Parti de gauche), citant Aquitaine, PACA, Rhône-Alpes, Picardie, Ile-de-France.
M. Borgel parlait, lui, de quatre régions à régler, les discussions devant recommencer vers 22h30.
Dans le Limousin, où le Front de gauche allié au NPA a réussi un très beau score (13,1%), une triangulaire se profile, "le PS refusant d'intégrer" le parti d'Olivier Besancenot, selon M. Coquerel.
Idem en Nord-Pas-de-Calais où le communiste Alain Bocquet a constaté: "nous nous n'avons pas réussi à trouver d'accord avec le PS".
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Quelques exemples de contenus
Le Journal vidéo du lundi 15 mars 2010, édition de 18H00
15/03 | 17h17 GMT

©AFP
Le Journal vidéo du lundi 15 mars 2010, édition de 18H00. Langue fr Durée 00:01:43 Produits PRMJVD CodeName MJV3661 FileName MJV3661_TFR -Régionales: au lendemain du 1er tour les différents partis préparent le deuxième scrutin -Procès: ouverture du procès d'une mère infanticide -Thaïlande: des milliers de manifestants dans la rue à Bangkok pour réclamer le départ de l'actuel Premier ministre -Cinéma: le réalisateur Tim Burton et l'actrice Marion Cotillard décorés de l'Ordre des Arts et Lettres
©AFP
Le Journal vidéo du lundi 15 mars 2010, édition de 18H00. Durée: 01:43

Vidéos Journal 18h
Le Journal vidéo du lundi 15 mars 2010, édition de ...Israël: "Les colonies sont illégales", selon Ashton
15/03 | 21h47 GMT

©AFPTV
©AFPTV
La décision d'Israël de bâtir de nouveaux logements à Jérusalem-est "met en danger" la tenue de pourparlers indirects israélo-palestiniens, a estimé lundi la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton au Caire, première étape d'une tournée au Proche-Orient. Durée: 1min56

Vidéos International
Israël: "Les colonies sont illégales", selon ...Début du procès des transferts du Paris SG malgré une demande de suspension
15/03 | 17h37 GMT

©AFP / Miguel Medina
Le procès des transferts douteux du Paris SG s'est ouvert lundi devant le tribunal correctionnel de Paris, malgré une demande de suspension de la défense qui a soulevé une "question prioritaire de constitutionnalité" finalement rejetée.

©AFP / Miguel Medina
L'ex président du PSG Laurent Perpère parle avec son avocat Pierre Cornut-Gentille le 15 mars 2010 au tribunal de Paris
PARIS (AFP) - Le procès des transferts douteux du Paris SG s'est ouvert lundi devant le tribunal correctionnel de Paris, malgré une demande de suspension de la défense qui a soulevé une "question prioritaire de constitutionnalité" finalement rejetée.
Prévenus en compagnie de neuf agents sportifs français et étrangers -- seul Roger Henrotay était absent lundi -- les ex-présidents du club entre 1998 et 2003, Laurent Perpère et Francis Graille, devront s'expliquer pendant un mois sur les transferts ou les contrats individuels de droits à l'image conclus avec le sponsor Nike.
Initialement poursuivis pour "abus de biens sociaux", ils comparaissent finalement pour "faux et usage de faux", "exercice de l'activité d'agent sans licence" et "travail dissimulé par dissimulation d'activité". Sur la centaine de mouvements enregistrés sur la période, seuls 12 seront finalement examinés.
Les deux anciens présidents sont accusés d'avoir cherché à minimiser les charges sociales au détriment de l'Urssaf en surévaluant les indemnités de transferts avant de reverser des primes aux joueurs, ou de leur verser des compléments de salaires via Nike.
Aucun d'entre eux n'a eu l'occasion de s'exprimer lundi.
A l'ouverture des débats, l'avocat de l'équipementier américain, Aurélien Hamelle, soutenu par le reste de la défense, a demandé une suspension au motif que l'administration avait connaissance de l'activité du club puisque celle-ci était déclarée, quoique minorée, et qu'elle ne pouvait donc être considérée comme "dissimulée".
Cette demande a été rejetée par le tribunal, et le procès a pu commencer par l'exposé de l'enquête et de ses résultats, ainsi que la présentation du calendrier prévisionnel des audiences.

©AFP / Miguel Medina
L'ex-président du PSG Francis Graille arrive, le 15 mars 2010 au tribunal correctionnel de Paris.
Les trois premiers après-midi doivent être consacrés au "volet Nike", avec une étude du mécanisme mardi puis les explications de Perpère et Graille mercredi, avant que le tribunal ne se penche plus en détail pendant deux semaines sur les cas individualisés des transferts.
Parmi les plus prestigieux, ceux de l'international français Anelka et du Nigérian Okocha doivent être examinés le 22 mars, et celui de l'Argentin Heinze le 31 mars.
Les différentes plaidoiries et réquisitions du parquet auront lieu entre le 7 et le 14 avril.
Les prévenus encourent des peines allant jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende, ou 225.000 euros d'amende pour le PSG ou Nike, poursuivis en tant que personnes morales.
Aucun joueur n'est poursuivi, leur responsabilité pénale n'ayant pas été retenue. Quant à Canal+, propriétaire du club à l'époque des faits, il s'est porté partie civile en même temps que la Fédération française de football, la Ligue de football professionnel et l'Urssaf, qui n'a pu estimer l'ampleur du préjudice.

Sport
Début du procès des transferts du Paris SG malgré une demande de ...Décorée avec Tim Burton, Marion Cotillard vacille de bonheur... et de douleur
15/03 | 18h18 GMT

©AFP / Martin Bureau
Décorés lundi par Frédéric Mitterrand, le réalisateur américain Tim Burton a dit son amour pour la France, plus sensible à la poésie de son cinéma que l'Amérique, tandis que l'actrice Marion Cotillard vacillait de bonheur... et de douleur, piquée par l'épingle de sa médaille.

©AFP / Martin Bureau
De gauche à droite, le réalisateur américain Tim Burton, l'actrice française Marion Cotillard, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand et la femme de Tim Burton Helena Bonham Carter, le 15 mars 2010 à Paris
PARIS (AFP) - Décorés lundi par Frédéric Mitterrand, le réalisateur américain Tim Burton a dit son amour pour la France, plus sensible à la poésie de son cinéma que l'Amérique, tandis que l'actrice Marion Cotillard vacillait de bonheur... et de douleur, piquée par l'épingle de sa médaille.
"Je suis heureuse que l'on me remette cette distinction avec Tim Burton qui m'a ouvert les portes du cinéma américain" a déclaré Marion Cotillard, 34 ans, qui depuis le "Big Fish" (2003) de Tim Burton a été dirigée par Ridley Scott, Michael Mann ou Rob Marshall à Hollywood.
"Il est arrivé beaucoup de choses inattendues dans ma vie ces dernières années", a poursuivi celle à qui son interprétation d'Edith Piaf a valu, outre l'Oscar de la meilleure actrice, un César, un Golden Globe et un BAFTA.
Mais elle n'a pu réprimer une grimace de douleur lorsque le ministre de la culture, rendant hommage à son "charme so french", a épinglé une médaille dont la pointe a transpercé son fin chemisier couleur chair, s'enfonçant dans sa peau.
Vacillant sur ses vertigineux talons aiguilles argentés, Marion Cotillard toute fraîche chevalier des Arts et Lettres, n'a évité la chute que grâce au bras secourable offert par Frédéric Mitterrand.

©AFP / Martin Bureau
Le ministre français de la Culture Frédéric Mitterrand et l'actrice Marion Cotillard, le 15 mars 2010 à Paris
Un peu plus tôt, le réalisateur américain Tim Burton, dont le prochain film en 3D "Alice au pays des merveilles" inspiré de Lewis Carroll sort le 24 mars en France, a été fait chevalier dans l'ordre des Arts et Lettres.
"C'est le plus grand honneur que l'on m'ait jamais fait. Depuis le début de ma carrière, la France a toujours eu une place spéciale dans mon coeur", a déclaré Tim Burton, 51 ans, costume sombre et célèbre chevelure rebelle.
"J'ai toujours senti que les Français recherchaient la poésie, le sens de mes films, qu'ils étaient attentifs à ce que j'essayais de faire. C'est quelque chose qui ne se produit pas vraiment en Amérique", a poursuivi le réalisateur d'"Edward aux mains d'argent" et "Mars attacks", visiblement intimidé.
"C'est un endroit vraiment spécial, et je m'y sens davantage chez moi que nulle part ailleurs. Je vous remercie beaucoup, beaucoup", a-t-il conclu tandis qu'à l'écart sa femme, l'actrice Helena Bonham-Carter, le prenait en photo.
©AFPTV
L'actrice Marion Cotillard et le cinéaste américain Tim Burton ont été faits respectivement chevalier et officier dans l'ordre des Arts et Lettres, lundi à Paris, par le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand. Durée: 1min24
Tim Burton, qui présidera le jury du prochain Festival de Cannes (12-23 mai) est aussi illustrateur, peintre et photographe, exposé au MoMA de New York jusqu’à la fin avril.
Frédéric Mitterrand a rendu hommage au "réalisateur dont l'univers si personnel, si singulier et si poétique ne cesse de nous fasciner".
"Vous nous faites passer de l'autre côté du miroir sans avoir besoin de briser la glace". "Fredo is also in wonderland this morning !" a plaisanté le ministre.




