Thématiques :
Politique
Exhaustivité et réactivité: c'est l'ambition de l'Agence France presse qui couvre tout le champ de la vie politique française: de l'Elysée à Matignon, de l'Assemblée nationale au Sénat, du Conseil constitutionnel au ministère de la Défense.
Régionales: les candidats mettent leurs dernières forces dans la bataille à la veille du 1e tour
03/13 | 15:47 GMT

©AFP / Gerard Julien
Ultimes distributions de tracts et tournées sur les marchés : les candidats aux régionales mettaient leurs dernières forces dans la bataille samedi à la veille du premier tour, après une campagne difficile ponctuée de coups bas et de polémiques.

©AFP / Gerard Julien
Le président PS sortant de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et candidat à sa succession, Michel Vauzelle (3eD) chante La Marseillaise à l'issue d'un meeting de campagne, le 11 mars 2010 à Marseille.
PARIS (AFP) - Ultimes distributions de tracts et tournées sur les marchés : les candidats aux régionales mettaient leurs dernières forces dans la bataille samedi à la veille du premier tour, après une campagne difficile ponctuée de coups bas et de polémiques. Evènement
Dimanche quelque 44,2 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour départager 254 listes. Ils doivent désigner dans ce scrutin à deux tours les 1.880 conseillers régionaux qui siégeront pendant quatre ans dans 26 régions.
C'est le dernier grand rendez-vous électoral avant la présidentielle de 2012, dans un contexte marqué par la forte impopularité du président Nicolas Sarkozy, qui a insisté sur la dimension locale, et non nationale, du vote.
Outre l'abstention, que les sondeurs prédisent élevée voire à des niveaux record, une inconnue s'est immiscée dans le débat en dernière minute : dans quelle mesure la soirée électorale à la télévision sera perturbée par une grève dans le service public ?

©AFP / Francois Nascimbeni
Le premier ministre François Fillon (C), Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand (D) et la candidate UMP en Picardie et maire de Beauvais Caroline Cayeux saluent le public, le 12 mars 2010 à Beauvais,
Face au préavis déposé par la CGT (majoritaire), la direction de France Télévisions a assuré samedi qu'elle mettrait "tout en oeuvre pour limiter les perturbations" dimanche soir sur France 2 et France 3, où il est généralement donné plus d'espace aux débats d'après vote que sur TF1.
Du côté des modalités du
scrutin
, seules les listes ayant obtenu 10% des voix pourront se maintenir au deuxième tour du 21 mars. Avec 5%, elles pourront fusionner avec une liste qui se maintient.
Ces fusions feront l'objet de négociations serrées entre le PS et Europe Ecologie dès dimanche soir, jusqu'à l'échéance fixée pour le dépôt des listes du second tour (mardi 18H00).
"Si tout le monde est de bonne volonté, il n'y aura pas de problème particulier", positive François Lamy, bras droit de la numéro un du PS Martine Aubry, samedi dans le JDD.

©AFP/Archives / Joel Saget
Martine Aubry le 11 mars 2010 au Cirque d'hiver à Paris
Pour le FN, annoncé devant le Front de gauche et le MoDem, l'enjeu est le maintien au second tour, seule manière d'avoir des
élus
. En 2004, il était présent dans 17 régions au second tour.
Actuellement, seules l'Alsace et la Corse sont gérées par la droite et à regarder les sondages, la gauche a le vent en poupe et devrait au moins préserver ses acquis.
Au niveau national, la dernière vague, vendredi, du baromètre Opinionway-Fiducial, donnait l'UMP et ses alliés à 29% d'intentions de vote au premier tour, et les listes PS à 27,5%. L'écart se resserre. Il y a trois mois la majorité présidentielle recueillait 30% et le premier parti d'opposition 23%, selon le même institut.

©AFP / Laurence Saubadu
Evolution du taux d'abstention aux élections régionales de 1986 à 2004
Le "regard porté par les Français sur le PS" a changé, répète depuis quelques jours, tout sourire, Martine Aubry.
Résultat, dans le camp présidentiel, les dernières grandes réunions publiques ont été une succession d'appels à la mobilisation.
"N'écoutez pas ceux qui disent que les jeux sont joués d'avance", a encore lancé François Fillon vendredi soir à Beauvais (Oise).
Le Premier ministre s'est même adressé aux électeurs au-delà de son propre camp, leur assurant notamment que le gouvernement était "ferme" contre l'insécurité, un des thèmes favoris de la droite en campagne avec la fiscalité.
"Ni les sondages ni les commentateurs" ne font l'élection, "c'est les Français", avait asséné plus tôt Frédéric Lefebvre (UMP), tandis que Nicolas Sarkozy postait sur sa page Facebook un appel au vote.
Entre les affaires Frêche, Soumaré, les attaques racistes ou sexistes, la campagne a été ponctuée de polémiques.
"C'est l'absence d'enjeu fort et clair dans cette élection qui a pour conséquence de tirer le débat vers le bas et de le ramener à des questions de personnes", expliquait début mars l'analyste Brice Teinturier (Sofres).
L'AFP couvre tout le champ de la vie politique française
Elle le fait à Paris, dans les 22 régions métropolitaines et dans tout l'Outre-mer.
Le service politique de l'AFP - 25 journalistes - est déployé pour en rendre compte en temps réel: suivi constant du président de la République et du Premier ministre dans toutes leurs activités et déplacements, forte cellule parlementaire présente au Palais Bourbon et à celui du Luxembourg, relatant et analysant le travail législatif.
Chaque parti politique, de l'extrême gauche à l'extrême droite, est sous la loupe de spécialistes , tout comme la mairie de Paris et les grandes associations d'élus locaux.
Au-delà de cette abondante production, tout le réseau de l'Agence France Presse, en province et en Outre-mer, est attentif à la vie politique locale. Une vigilance redoublée pendant ces temps très forts que sont les élections. Très mobilisée, l'AFP assure à chaque fois une couverture étendue, rapide et précise des campagnes et des résultats.
Photo, vidéo et infographie illustrent abondamment cette actualité.



